NEWSLETTER DE LITIPHARMA DECEMBRE 2010

BONJOUR
J'ai choisi pour cette dernière newsletter de l'année, de faire un point sur les ordonnances apocryphes qui continuent de se propager.
Quelques conseils simples pour éviter les soucis.
Tout d'abord les ordonnances apocryphes, même si elles ont l'apparence de vraies prescriptions, comportent, à quelques exceptions près, de grossières erreurs.
Le plus souvent, se sont les fautes d'orthographe dans la rédaction surtout des posologies qui doivent attirer votre attention. Plusieurs ont été relevées : le nombre 20 écrit avec un "h" : vinght; un comprimé avec un "s" par exemple.
Des anomalies également dans la configuration des bizones cerfa : (AFFECTION EXONERANTE) sur la partie hautes et basse de l'ordonnance, ou encore inversion des lignes : (AFFECTION EXONERANTE) sur la partie basse, tandis que (MALADIES INTERCURRENTES) ont l'honneur de la partie haute.
Pour terminer à signaler des anomalies dans les posologies exemple : BANDELETTES ONE TOUCH ULTRA ® B/100 " prendre 2 boîtes par mois 4 à 5 fois par jour", alors qu'il n'est pas médicalement justifié d'effectuer une lecture de la glycemie au maximum plus de 3 fois par jour (source médicale) ...
Même si nous savons qu'il est difficile au comptoir de relever le "détail" qui éveille le doute, vous devez vous méfier des ordonnances qui présentent en ALD des produits disparates et dans le désordre du type (par exemple) : CASODEX® , bandelettes ONE TOUCH® , XALATAN®, INEXIUM®, GLUCOPHAGE®,
Au passage ce type d'ordonnance évoque quatre affections éxonérantes ce qui doit vous rendre circonspects ...
Enfin le mode opératoire est assez systématique. "L'assuré" se présente à une heure très tardive ou à un moment de forte affluence, ce qui rend la vigilance plus difficile. La personne est toujours munie d'une carte vitale. Assurez vous d'un minimum de vraisemblance comme la corrélation entre l'âge inscrit sur la carte et/ou le physique du quidam.
Je sais que bien des pharmaciens vont "bondir" à l'évocation de toutes ses indications, car tout ne peut être passé au crible pour chaque patient, mais je cherche à vous avertir avant que vous n'en soyez victime.
Il n'empêche que la politique des caisses face à ce fléau est totalement scandaleuse, le pharmacien ne devrait pas être considéré comme le responsable pécunier dans ces affaires. Si vous êtes confrontés à des rejets de ce type, n'hésitez pas à entamer des procédures contre les caisses afin que les cartes vitales concernées soient mises en opposition. Sans elles, ces fraudes seraient bien plus minimes.
L'équipe de LITIPHARMA vous souhaite d'excellentes fêtes de fin d'année et vous présente ses meilleurs voeux pour l'année 2011.
Mme Marie-Anne MARTIN-PAVOT


